Un nouveau chapitre
Je pensais que les mois qui suivraient ma greffe seraient surtout consacrés à la récupération, au suivi médical et au retour progressif à une vie plus normale.
Mais un parcours de santé ne suit jamais une ligne parfaitement droite. De nouveaux signes sont apparus, puis de nouveaux examens ont été nécessaires.
Cette fois, ce n’était plus le foie qui était au centre des préoccupations, mais une autre partie de mon corps : le côlon.
Le côlon
Après la greffe du foie, je pensais surtout avancer dans ma récupération. Pourtant, au fil des mois, plusieurs signes sont apparus : un transit plus difficile, de la fatigue, de l’essoufflement et surtout une carence en fer qui continuait à s’aggraver.
Il fallait comprendre pourquoi.
À quoi sert le côlon ?
Le côlon constitue la majeure partie du gros intestin. Il participe à la récupération de l’eau, à la formation des selles et à leur évacuation.
Il comprend notamment le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant et le côlon sigmoïde.
Dans mon cas, la lésion découverte lors de la coloscopie se situe au niveau du côlon gauche.
Pourquoi une coloscopie ?
Au fil des mois, plusieurs éléments se sont ajoutés : un transit plus difficile, une fatigue persistante, de l’essoufflement et parfois des palpitations.
Les analyses sanguines ont ensuite montré une carence en fer qui s’aggravait. La ferritine est passée de 24 µg/L en juillet à 12 µg/L fin août 2026.
Une perfusion de fer a permis de corriger cette carence, mais il restait une question essentielle : pourquoi mes réserves en fer diminuaient-elles ?
La fibroscopie n’ayant pas retrouvé de cause digestive haute, la coloscopie devait permettre d’explorer le côlon et de rechercher l’origine de cette anémie ferriprive.
La découverte
La coloscopie du 30 septembre 2026 a mis en évidence une volumineuse lésion située au niveau du côlon gauche.
Le compte rendu médical la décrit comme ulcéro-bourgeonnante, circonférentielle et sténosante.
Le terme sténosante signifie que la lésion rétrécit le passage à l’intérieur du côlon. Dans mon cas, le rétrécissement était suffisamment important pour empêcher le coloscope de poursuivre son passage.
Plusieurs biopsies ont donc été réalisées afin de déterminer précisément la nature de cette lésion.
D’autres éléments observés
La coloscopie a également retrouvé d’autres lésions qui ont été prises en compte dans la suite du parcours.
Un polype pédiculé d’environ 20 mm, situé à la charnière recto-sigmoïdienne, a été retiré pendant l’examen.
Un autre polype, situé environ 7 cm en aval de la tumeur, a été laissé en place en prévision d’une éventuelle intervention chirurgicale.
La zone tumorale a également été repérée afin de faciliter son identification si une chirurgie devait être décidée.
Aujourd’hui, j’en suis là
Les biopsies ont été réalisées. La prochaine étape va maintenant permettre de préciser la nature de la lésion et la stratégie de prise en charge.
J’ai rendez-vous le 13 octobre avec le Dr Rahili, chirurgien.
Pour le moment, je ne veux pas anticiper la suite. J’attends les résultats, les explications et les décisions médicales.
Comme depuis le début de ce parcours, je continue d’avancer étape par étape.
Un petit pas après l’autre.