
“La reconstruction”
La reconstruction La reconstruction ne commence pas le jour de la greffe.Elle ne débute pas
Des pensées écrites comme on respire. Un peu par besoin. Un peu par espoir.
“À ceux qui sont restés : merci, du fond du cœur. À ceux qui sont loin, mais prient, pensent ou soutiennent en silence : merci aussi. Aux autres : pas besoin de les citer. Leur absence parle pour eux.”
Au début, tout le monde veut savoir. Pas par inquiétude. Par curiosité. Par réflexe. “Tu as entendu ?” “C’est grave ?” Les gens ne viennent pas pour t’aider. Ils viennent pour raconter. Pour se rassurer que ce n’est pas eux. Et puis, quand la poussière retombe, ils repartent. Ils ont d’autres vies. D’autres peurs à éviter. Et toi, tu restes là, seul avec la tienne.
Les gens ne savent pas gérer ce qu’ils ne comprennent pas. Alors ils préfèrent détourner les yeux. Disparaître. Comme si ton mal risquait de les contaminer. Ils t’oublient. Ou plutôt : ils s’arrangent pour ne plus penser à toi. Parce que ça leur fait peur. Parce que ça les confronte à leur propre fragilité. Et toi ? Tu fais semblant que ça va. Parce que tu n’as pas la force d’expliquer. Parce que tu sais que ça ne sert à rien.
Il y en a. Très peu. Mais ils existent. Ce sont ceux qui ne posent pas mille questions. Qui ne cherchent pas à “comprendre” ce que tu vis. Ils sont là, simplement. Sans bruit. Sans attente. Ils ne te regardent pas comme un malade, mais comme un homme. Un père. Un être entier. Ce sont ceux-là qui comptent. Les autres n’étaient que de passage. Ou pire : des touristes du malheur.
La maladie ne révèle pas que ton corps. Elle révèle le monde. Les faux amis. Les phrases vides. Les regards gênés. Mais aussi — et c’est ça qui sauve — les liens vrais. Solides. Bruts. Alors non, je ne cherche plus la foule. Je n’en ai pas besoin.J’ai ma femme. Mes fils. Deux ou trois autres peut-être. Et c’est tout. Mais c’est assez. Parce que ce sont eux qui tiennent. Même quand je m’effondre.
“Mickaël a peint ce que je vis. Et moi, aujourd’hui, je rends visible ce qu’il a laissé en moi.”

La reconstruction La reconstruction ne commence pas le jour de la greffe.Elle ne débute pas

De ma plume à vos cœurs Ce blog est né de mon expérience personnelle :
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Cette publication a un commentaire
Bonjour votre site est très touchant. Merci