🚨5. Ceux qui rendent la greffe possible
Mon sac est prêt depuis longtemps.
Quinze minutes après l’appel, je pars vers Nice, concentré et déterminé.
Ce trajet n’est pas un simple déplacement.
Il marque l’entrée dans une chaîne humaine et professionnelle
d’une précision remarquable, où chaque minute compte :
une fois prélevé, le foie dispose de 6 à 8 heures
pour être transplanté.
Avant même mon arrivée au bloc opératoire, d’autres sont déjà à l’œuvre.
Des femmes et des hommes qui, dans l’ombre,
rendent cette greffe possible.
🚚 🚑 ✈️ 🚁 Le prélèvement peut avoir lieu partout en France,
et parfois au-delà des frontières, notamment en Suisse.
Selon la distance et l’urgence, l’organe est acheminé
par la route, via un aéroport ou un héliport,
dans une coordination rigoureuse entre les équipes,
afin de respecter ce délai vital.
🚚 🚑 Il y a d’abord celles et ceux qui assurent le transport de l’organe.
Chauffeurs expérimentés, équipes logistiques, chirurgiens mobilisés,
de jour comme de nuit,
pour que l’organe arrive à temps, dans des conditions optimales.
Leur rôle est essentiel, souvent invisible.
🚓 Les forces de l’ordre participent aussi à cette chaîne.
Elles sécurisent les trajets, fluidifient les déplacements,
et permettent parfois de gagner de précieuses minutes.
Leur présence discrète contribue directement à sauver des vies.
À mon arrivée au CHU de Nice, tout est déjà en place.
L’équipe médicale m’attend pour les derniers examens :
vérifications, préparation anesthésique, mise en condition.
Rien n’est laissé au hasard.
🩺 Puis viennent les chirurgiens.
Ceux qui recevront l’organe,
et ceux qui l’ont prélevé ailleurs,
dans le respect, la rigueur et l’humanité.
Leur engagement dépasse largement le geste technique.
À toutes ces personnes,
connues ou anonymes,
visibles ou discrètes,
je veux dire merci.
Merci pour votre professionnalisme.
Merci pour votre réactivité.
Merci pour ce travail collectif, souvent invisible,
sans lequel une vie ne pourrait continuer.